Êtes-vous prêt à faire une croix sur le tiers de vos clients potentiels?

Dans un article précédent, je vous ai donné quelques trucs pour optimiser votre site Web. Ces conseils seront toujours de mise pour augmenter les possibilités de référencement et attirer vos meilleurs prospects. Toutefois, pour maximiser l’efficacité des textes que vous publiez et la compréhension de l’information que vous diffusez, il faut aller un peu plus loin, question de faire face à la réalité :

Au Québec, près du tiers des adultes ont de faibles compétences en littératie et peuvent être qualifiés d’« analphabètes fonctionnels » (niveau 2). La capacité de ces personnes à lire et à comprendre des textes suivis – compréhension et utilisation de l’information – dépend ainsi de la façon dont les écrits sont présentés et rédigés, ainsi que des conditions mises en place pour faciliter cette compréhension.

Votre site Web : une mine d’or inexploitée?

Votre site Internet regorge d’information. En effet, une très grande partie de ce qui était autrefois imprimé y est maintenant accessible, en format électronique : historique, formulaires, dépliants, instructions, sondages, articles, listes de toutes sortes, etc.

Une arborescence bien conçue aide le visiteur à repérer cette information. Mais une fois qu’il aura trouvé ce qu’il cherchait, sera-t-il en mesure de comprendre ce que vous avez écrit, de l’utiliser? Comme l’ensemble de votre contenu ne peut pas faire l’objet d’une vidéo…

Écrivez pour être lu… et compris!

Voici quelques-unes des façons de mettre en place des conditions facilitant la compréhension et l’utilisation de l’information présente dans les contenus que vous diffusez sur le Web.

  • Soyez concis : employez des mots courts, simples et évocateurs.
  • Fuyez les adverbes de trois syllabes et plus.
  • Évitez les locutions « verbeuses ».
  • Guidez vos lecteurs au moyen de marqueurs de relation adéquats.
  • Chassez les termes longs et « prétentieux ».
  • Privilégiez les tournures de phrase simples et directes.
  • Ne commencez pas une phrase par « Il y a ».
  • Évitez les tournures négatives.
  • Minimisez l’emploi de propositions subordonnées.
  • Évitez d’insérer une long groupe de mots entre le sujet et le verbe.
  • Privilégiez la forme sujet-verbe-complément.
  • Chassez la voix passive.
  • Personnalisez vos énoncés.
  • Faites des phrases courtes (1 ½ ligne max.).
  • Ne gardez qu’une idée par paragraphe.
  • Utilisez les listes à puces ou numérotées quand le contexte s’y prête.

 

Il existe beaucoup d’autres moyens d’être attentif aux difficultés de certains membres de votre clientèle cible, ne serait-ce que de mentionner qu’on peut vous joindre par téléphone au besoin… et de répondre!
Source : Adapté de BERNÈCHE, Francine et Bertrand PERRON (2005). La littératie au Québec en 2003 : faits saillants, Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des   adultes (EIACA), 2003, Québec, Institut de la statistique du Québec.

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